Elle perd 1 ovaire + 1 trompe et un bout de son utérus à cause d’un stérilet

Elle perd 1 ovaire + 1 trompe et un bout de son utérus à cause d’un stérilet

Il existe désormais un parterre de solutions de contraception. Mécaniques, chimiques, hybrides, c’est en fait chaque femme qui définit comment elle souhaite réguler sa capacité à procréer. Malheureusement, les choses ne se terminent pas toujours bien pour chacune d’entre-elles. Comme ce fut le cas pour une jeune Britannique d’à peine 25 ans, qui a perdu un ovaire, une trompe de Fallope et un bout d’utérus à cause de son stérilet. Ce dernier s’est infecté, causant des dégâts monstres dans son appareil reproducteur.

Elle frôle la mort à cause de son stérilet

Âgée d’à peine une vingtaine d’années à l’époque, Jessica Cowgill une Britannique résidant dans la ville de Blackburn au centre de l’île Britannique décida de se faire implanter un dispositif intra-utérin. Communément appelé stérilet. Réjouie à l’époque de ne plus être soumise au dictât de son appareil reproducteur, cette dernière ne savait absolument pas ce par quoi elle passerait quelques temps après.

Un stérilet peut causer des dégâts montres
Un stérilet ou dispositif intra-utérin – Crédits photo : Flickr

En effet, au bout de 6 mois, elle commença à ressentir des vives douleurs au bas-ventre. Qu’elle mit logiquement sur le compte de règles douloureuses. Vous devez cependant savoir qu’en cas d’insertion d’un stérilet, les règles douloureuses peuvent survenir. Mais l’intensité de la douleur est relativement faible et non gênante ou handicapante. Dans le cas de Jessica, la douleur était si vive qu’elle dû consulter. Non pas 1, 2 ou 3 mais littéralement 6 médecins. Qui n’ont trouvé aucun problème aussi bien après examen physique qu’échographique.

Elle gérait depuis lors ses douleurs à l’aide d’antidouleurs prescrits et renouvelés par les praticiens hospitaliers. Seulement, en février dernier la situation s’est littéralement « gâtée ». Au point où Miss Cowgill, frôla la mort de justesse, à cause d’une infection généralisée.

Un dispositif intra-utérin, une infection, des opérations et un ovaire en moins

Le 11 février dernier, les douleurs habituelles de Jessica se sont exacerbées. Elles étaient d’après la jeune femme, devenues insoutenables. Rebelles aux antidouleurs et surtout, irradiaient vers l’abdomen. Elle pris la décision de se rendre au Royal Blackburn Hospital, où les médecins furent effarés par leurs trouvailles.

Une femme recevant une échographie pelvienne – Crédits photo : Wikimedia Commons

En effet après avoir réalisé une échographie ils se rendirent compte du fait que le stérilet s’était enfoncé dans la muqueuse de l’utérus. Pire, il s’était sur-infectée, créant une infection d’abord locale. Puis généralisée, qui au fil du temps a causé des dégâts monstres aussi bien sur l’ovaire et la trompe gauches de Jessica, que sur son utérus. Les tissus avaient nécrosé (pourri) et il fallait les retirer en urgence. Au risque de voir Jessica s’enfoncer dans le coma, pour cause de choc septique. L’issue fatale étant en général la suite logique de cette condition.

Amenée au bloc opératoire elle devait subir une intervention chirurgicale dont le taux de mortalité est de 50 à 79 %. Nonobstant quoi, son état ne cessait de se dégrader. Elle dû subir une seconde intervention, où on lui retira l’ovaire + la trompe de Fallope gauche. Ainsi qu’un bout d’utérus.  Malheureusement, malgré le succès de l’intervention, plus tard au cours de son hospitalisation, Jessica fît un scanner qui révéla des ulcères un peu partout dans son appareil digestif. La septicémie s’était emparée de son corps.

Une intervention chirurgicale – Crédits photo : Pexels

Il fallait la ramener au bloc opératoire, où on lui retira une partie de son estomac, de son foie et même de sa vésicule biliaires. De même que sa rate. Ces organes comportaient des ulcères consécutifs à sa septicémie.

Jessica Cowgill témoigne, et met en garde

« Je l’ai choisi car je voulais quelque chose qui n’agirait pas sur mes hormones et qui serait simple à utiliser, mais j’ai eu des douleurs au ventre pendant deux ou trois ans. J’ignore toujours si je peux avoir des enfants, même si les médecins pensent que oui, car j’ai toujours mon ovaire et ma trompe de Fallope droits. Je sais que le stérilet semble être une bonne idée et qu’il n’y a pas grand chose à faire une fois qu’il est posé, mais c’est la pire chose qui me soit arrivée. Mon expérience a été terrifiante et épuisante. Je ne voudrais pas que quelqu’un d’autre vive la même chose au nom de la contraception quand il y a d’autres options disponibles, dont le patch contraceptif que je vais utiliser quand j’irais mieux », déclarait-elle au Sun, un journal local.

%d blogueurs aiment cette page :